ACTIVITES ECONOMIQUES
Ancienne Fort-Archambault, Sarh fut longtemps la première ville du Tchad. L’administration coloniale avait pour objectif d’en faire un maillon important des échanges économique avec l’Oubangui-Chari et le littoral congolais et dahoméen. Le vaste quartier administratif avec ses grands équipements (maison de commerce, hôpital, lycée, hôtel de chasse…) est conçu à cet effet. Pendant ce temps, le commerce était tenus par des expatriés grecs, portugais, libanais, Nigérians, dahoméens et centrafricains. Les autochtones s’occupaient des produits agricoles. Au fil du temps, ce commerce a connu un profond bouleversement structurel suite au départ des expatriés peu de temps après l’indépendance. Les ressortissants du Nord pays vont progressivement prendre en main les activités commerciales si bien qu’aujourd’hui ils contrôlent le circuit économique de ville.
D’une manière générale l’économie de Sarh repose essentiellement sur les activités rurales. Selon le Recensement Générale de Population et de l’Habitat de 1993, la population active employée dans l’agriculture était plus de 70%. Les quartiers périphériques, le long de Barh-Kôh et de Chari, sont transformés en jardins potagers pendant la saison sèche. Pendant la saison pluvieuse les jardins de case accaparent les devantures des maisons, les espaces non bâtis et mêmes des espèces vertes de Kemkian. On trouve ça et là des pieds de maïs et des buttes de patate. Les espaces bloqués comme l’aérodrome sont envahis par des champs de patates, du mil, des arachides et des pois de terre. En dépit de l’interdiction par le pouvoir public de cultiver dans la zone intra-urbaine, ces pratiques agricoles continuent à faire leur petit bon homme de chemin.
Par ailleurs, les activités industrielles qui ont fait les belles années d’avant et du début de l’Indépendance ont disparu ou suspendues. En fait, la fermeture de la société Industrielle de Viande du Tchad (SIVIT) peu après sa création en 1970, la liquidation de la Société Textile du Tchad (S.T.T) ; le transfert à Moundou des services de la Société Cotonnière du Tchad (COTONTCHAD), ont freiné l’opportunité d’emplois face à une importance proportion des jeunes. Cependant de lueurs d’espoir se pointent à l’horizon par rapport aux travaux de butumage des rues de Sarh, la réouverture de la COTEXT (ex STT) qui prévoie d’employer un, millier de travailleurs. Du reste e, la SIVIT dont les infrastructures de production sont restées intactes, attend un éventuel preneur qui pourrait relancer ces activités. Seule l’importante industrie, la compagnie Sucrière du Tchad (C.S.T) maintient son fort impact avec ses 3000 employés dont 1000 permanents. En substance, Sarh est une ville au potentiel peu Valorisé à cause des activités industrielles
