Pourquoi distinguer les majeurs et les mineurs ?
Dans tout système juridique, il existe une catégorie de personnes que la loi considère comme faibles ou influençables, ou manquant de discernement, c’est-à-dire de la capacité d’agir en connaissance de cause. Ce sont les mineurs. Les mineurs sont incapables au sens juridique : leurs actes (la signature d’un contrat par exemple) ne sont pas considérés comme juridiquement valables. Ils ne peuvent pas voter non plus. En raison de leur vulnérabilité, ils bénéficient aussi d’une protection particulière.
Aujourd’hui, en France, c’est l’âge qui distingue les mineurs des personnes majeures : est mineure toute personne qui n’a pas atteint l’âge de la majorité légale, soit 18 ans. Mais il n’en a pas été toujours ainsi : pendant longtemps, en France, les femmes ont été considérées comme incapables (jusqu’en 1965, par exemple, les femmes avaient besoin de l’accord de leur mari pour exercer une profession, disposer de leur salaire, avoir leur propre compte en banque, etc.). C’est le cas encore de nos jours dans certains pays. Au Maroc, par exemple, jusqu’en 2003, les femmes ne pouvaient se marier sans l’autorisation de leur père ou d’un homme de leur famille.
